Posts Tagged ‘suppressions de postes’
Si l’UNL et la FIDL ont réussi à mobiliser un certain nombre de lycéens ces dernières semaines, même si leurs manifestations comptent de moins en moins de participants, c’est avant tout grâce à un important travail de désinformation, donc à une manipulation des lycéens.
En effet, on peut lire sur le site de la FIDL l’annonce de la suppression de 80.000 postes d’enseignants d’ici 2012. Pourtant, le ministère de l’Education Nationale n’a communiqué aucune prévision sur 5 ans de suppressions de postes!
Sur l’affiche de la dernière campagne de l’UNL de la rentrée 2009, on peut également lire: «L’UNL s’oppose activement à la politique éducative du gouvernement qui consiste à réduire encore et toujours le budget. »
Pourtant, le budget de l’Education Nationale représente 60 milliards d’euros en 2009 alors qu’il était de 58 milliards d’euros en 2008 ,est-ce là une réduction de budget ?
D’autre part, pour justifier le fait qu’ils continuent à manifester après le report de la réforme du lycée, ils invoquent les 13500 suppressions de postes de 2009 : ils oublient de préciser que ces suppressions ne concernent pas le lycée et qu’il s’agit uniquement de non-remplacements de postes d’employés de l’Education Nationale qui partent à la retraite.
Stanislas MARCHAND
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Alors que Xavier Darcos a repoussé d’un an sa réforme et décide de la revoir point par point avec les lycéens, les manifestations se poursuivent. La FIDL ( Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne ) et l’UNL ( Union Nationale Lycéenne ) stipulent qu’il faut continuer le mouvement pour demander le retrait des 13 500 suppressions de postes.
Pourquoi ces suppressions de postes sont-elles logiques et inévitables ?
L’Education nationale, c’est 1 million de postes, soit plus de la moitié des postes de la fonction publique.
En 2009, environ 13 500 postes seront supprimés. Cela représente donc environ 1% des enseignants.
Il s’agit de non-remplacements d’enseignants et non de licenciements, de postes de professeurs partant à la retraite qui ne seront pas renouvelés. Ces non-renouvellements touchent des professeurs qui ne sont pas aujourd’hui devant des élèves.
Si certaines classes manque de professeurs, il faut rappeler aussi que cela est dû à un problème de gestion du personnel mais absolument pas à un problème du nombre d’enseignants. On peut trouver d’un côté 10 000 enseignants sans postes et d’un autre 10 000 classes sans enseignants. Il est difficile de gérer une entreprise de plus d’un million de salariés.
De plus, ces suppressions de postes sont en adéquation avec la démographie des élèves. En 2008, dans le secondaire, 20 000 élèves en moins ont été recensés. Néanmoins 1000 postes ont été créés dans le primaire car le nombre d’écoliers a sensiblement augmenté la même année.
Le budget de l’Education nationale est le premier budget de l’Etat, soit 60 milliards d’euros en 2009 (hausse de 2% par rapport à 2008). 410 millions d’euros sont consacrés cette année à la revalorisation du métier d’enseignant : heures supplémentaires défiscalisées, versement d’une prime d’entrée dans le métier de 1500 euros pour les jeunes professeurs,…
L’argent des suppressions de postes n’ira pas dans les poches du Président comme certains le pensent. Elle servira à financer des stages, à acquérir du nouveau matériel, et assurer un meilleur fonctionnement de l’Education nationale.
Certains rétorqueront que des lycées manquent de moyens : il s’agit là aussi d’une mauvaise gestion de l’argent qui leur est attribuée, cela ne dépend pas du gouvernement mais du lycée lui-même.
Pour finir, il faut remarquer que la France ne manque pas d’enseignants. Il y a en moyenne un enseignant pour 12 élèves, ce qui se traduit par une moyenne de 23 élèves devant un professeur dans une salle de classe.
Nous devançons ainsi largement l’Allemagne et la Grande-Bretagne!


