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Alors que Xavier Darcos a repoussé d’un an sa réforme et décide de la revoir point par point avec les lycéens, les manifestations se poursuivent. La FIDL ( Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne ) et l’UNL ( Union Nationale Lycéenne ) stipulent qu’il faut continuer le mouvement pour demander le retrait des 13 500 suppressions de postes.
Pourquoi ces suppressions de postes sont-elles logiques et inévitables ?
L’Education nationale, c’est 1 million de postes, soit plus de la moitié des postes de la fonction publique.
En 2009, environ 13 500 postes seront supprimés. Cela représente donc environ 1% des enseignants.
Il s’agit de non-remplacements d’enseignants et non de licenciements, de postes de professeurs partant à la retraite qui ne seront pas renouvelés. Ces non-renouvellements touchent des professeurs qui ne sont pas aujourd’hui devant des élèves.
Si certaines classes manque de professeurs, il faut rappeler aussi que cela est dû à un problème de gestion du personnel mais absolument pas à un problème du nombre d’enseignants. On peut trouver d’un côté 10 000 enseignants sans postes et d’un autre 10 000 classes sans enseignants. Il est difficile de gérer une entreprise de plus d’un million de salariés.
De plus, ces suppressions de postes sont en adéquation avec la démographie des élèves. En 2008, dans le secondaire, 20 000 élèves en moins ont été recensés. Néanmoins 1000 postes ont été créés dans le primaire car le nombre d’écoliers a sensiblement augmenté la même année.
Le budget de l’Education nationale est le premier budget de l’Etat, soit 60 milliards d’euros en 2009 (hausse de 2% par rapport à 2008). 410 millions d’euros sont consacrés cette année à la revalorisation du métier d’enseignant : heures supplémentaires défiscalisées, versement d’une prime d’entrée dans le métier de 1500 euros pour les jeunes professeurs,…
L’argent des suppressions de postes n’ira pas dans les poches du Président comme certains le pensent. Elle servira à financer des stages, à acquérir du nouveau matériel, et assurer un meilleur fonctionnement de l’Education nationale.
Certains rétorqueront que des lycées manquent de moyens : il s’agit là aussi d’une mauvaise gestion de l’argent qui leur est attribuée, cela ne dépend pas du gouvernement mais du lycée lui-même.
Pour finir, il faut remarquer que la France ne manque pas d’enseignants. Il y a en moyenne un enseignant pour 12 élèves, ce qui se traduit par une moyenne de 23 élèves devant un professeur dans une salle de classe.
Nous devançons ainsi largement l’Allemagne et la Grande-Bretagne!
